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Comptabilité cryptomonnaie : règles, compte 522 et fiscalité 2026

YR
L'équipe YR Partners
20 août 2026
14 min de lecture
Par métier
L'essentiel
  • Les cryptoactifs détenus par une entreprise se comptabilisent en immobilisations incorporelles (compte 522 pour les entreprises soumises au règlement ANC, ou compte 68/78 selon les mouvements de valeur).
  • Une plus-value latente ne se comptabilise pas en produit imposable tant qu'elle n'est pas réalisée : seule la cession déclenche l'imposition, sous réserve de la méthode de valorisation retenue.
  • Le compte 768 sert à enregistrer les gains de change ou assimilés liés aux cryptoactifs selon le référentiel comptable applicable, à confirmer avec votre expert-comptable selon votre cas.
  • Les comptes détenus sur des plateformes étrangères (Binance, Coinbase, Kraken...) doivent être déclarés chaque année au fisc, sous peine d'amende par compte non déclaré.
  • Le régime fiscal diffère selon que la crypto est détenue à titre professionnel (BIC/IS) ou dans le patrimoine privé du dirigeant (plus-values des particuliers, imposées au PFU).

La comptabilité cryptomonnaie consiste à enregistrer l'acquisition, la détention et la cession de cryptoactifs dans les comptes d'une entreprise, en respectant le règlement ANC n°2020-05 qui encadre leur traitement comptable en France depuis 2020. Concrètement, cela implique de choisir la bonne nomenclature de compte, d'arbitrer entre coût historique et juste valeur, et de suivre les règles fiscales propres aux plus-values professionnelles.

Beaucoup de dirigeants qui investissent en Bitcoin, en Ethereum ou dans d'autres cryptoactifs via leur société se retrouvent démunis au moment de la clôture : quel compte utiliser, comment valoriser un actif dont le cours varie de 10 % en une journée, et surtout comment rester dans les clous vis-à-vis de l'administration fiscale. Ce guide répond point par point aux questions que se posent les entrepreneurs, les SASU en activité crypto et les investisseurs qui détiennent des actifs numériques à titre professionnel.

Comment comptabiliser les cryptomonnaies ?

La comptabilisation des cryptomonnaies dépend d'abord de leur qualification : la majorité des entreprises françaises les traitent comme des immobilisations incorporelles, conformément au règlement ANC n°2020-05 applicable depuis les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020. Ce texte reste la référence en 2026, sous réserve d'évolutions à venir des normes comptables françaises et internationales.

Concrètement, le traitement varie selon l'activité de l'entreprise :

  • Détention passive (trésorerie, investissement) : les cryptoactifs sont enregistrés en immobilisations incorporelles, au coût d'acquisition, avec dépréciation possible si la valeur baisse durablement.
  • Activité de trading ou de minage professionnel : les cryptoactifs peuvent relever du stock, valorisés à leur coût d'entrée, ou d'un traitement spécifique lié à l'activité de mineur.
  • Prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) : des règles spécifiques s'appliquent, encadrées par l'AMF et le règlement ANC.

À chaque clôture d'exercice, l'entreprise doit valoriser ses positions et documenter la méthode retenue (coût historique ou juste valeur, selon le référentiel). Une dépréciation est comptabilisée si la valeur de marché des cryptoactifs est durablement inférieure à leur valeur comptable, ce qui reste fréquent compte tenu de la volatilité du secteur.

Bon à savoir

Le règlement ANC 2020-05 ne couvre pas tous les cas de figure (stablecoins, tokens de gouvernance, NFT). Pour ces actifs, la qualification comptable reste discutée entre praticiens : un point à valider avec votre expert-comptable avant toute écriture.

Comptabilisation achat bitcoin : quelles écritures passer ?

L'achat de Bitcoin par une entreprise se comptabilise au débit d'un compte d'immobilisation incorporelle (généralement 205 ou une subdivision dédiée), en contrepartie d'un crédit du compte de trésorerie ou banque utilisé pour le paiement. Le montant enregistré correspond au coût d'acquisition, frais de plateforme inclus.

Dans la pratique, voici la séquence d'écritures classique :

  1. À l'achat : débit du compte d'immobilisation incorporelle "cryptoactifs" pour le montant payé (cours d'achat + frais), crédit du compte banque ou du compte 522 si un compte-titres cryptos dédié est utilisé.
  2. À la clôture : comparaison entre la valeur comptable et la valeur de marché. Si dépréciation, dotation aux amortissements/provisions (compte 68).
  3. À la cession : constatation de la plus ou moins-value de cession, généralement via un compte 775/675 ou 768 selon le référentiel retenu.

Ce schéma s'applique à la comptabilisation crypto monnaie ANC dans son ensemble, que l'actif soit du Bitcoin, de l'Ethereum ou un autre token liquide. Les cryptoactifs peu liquides ou émis par des projets récents demandent une vigilance renforcée sur la valorisation, car l'absence de marché profond complique l'estimation de la juste valeur.

Bon à savoir

Conservez systématiquement l'historique des transactions exporté depuis vos plateformes (Binance, Coinbase, Kraken, Ledger Live...). C'est la pièce justificative de base pour reconstituer le coût d'acquisition, indispensable en cas de contrôle.


Quand utiliser le compte 522 pour la cryptomonnaie ?

Le compte 522 est traditionnellement dédié aux comptes courants dans des établissements financiers ou à des instruments assimilés à de la trésorerie ; certains cabinets l'utilisent par extension pour isoler les avoirs en cryptoactifs très liquides considérés comme quasi-trésorerie, mais ce n'est pas une obligation du plan comptable général.

En pratique, deux écoles coexistent chez les praticiens :

  • Certains experts-comptables préfèrent une subdivision du compte 52 (type 522x "Cryptoactifs") pour isoler ces avoirs de la trésorerie classique tout en gardant une lisibilité au bilan.
  • D'autres appliquent strictement le règlement ANC 2020-05 et logent les cryptoactifs en immobilisations incorporelles (compte 205 ou 20x), qu'ils soient liquides ou non.

Il n'existe pas, au 2026, de position doctrinale unique et figée sur ce point : le choix du compte 522 versus une immobilisation incorporelle dépend de la politique comptable de l'entreprise, validée avec son expert-comptable, et doit rester cohérente d'un exercice à l'autre. Ce choix a un impact direct sur la présentation du bilan et sur la lecture qu'en feront un banquier ou un investisseur.

Le plus important n'est pas tant le numéro de compte utilisé que la cohérence et la traçabilité de la méthode retenue, exercice après exercice, documentée dans l'annexe comptable.

Comptabilisation plus-value latente crypto-monnaie : que dit la règle ?

Une plus-value latente sur cryptomonnaie ne se comptabilise pas en résultat tant qu'elle n'est pas réalisée : le principe de prudence comptable interdit d'enregistrer un gain non concrétisé par une cession. Seule une moins-value latente peut, à l'inverse, donner lieu à une dépréciation comptable.

Ce principe d'asymétrie surprend souvent les dirigeants qui suivent leurs positions en temps réel sur une application de suivi de portefeuille : la valeur affichée sur l'app n'est pas celle qui doit apparaître au bilan. Voici ce qui se passe concrètement à la clôture :

  • Si la valeur de marché a baissé par rapport au coût d'acquisition : dépréciation comptabilisée (compte 68), qui vient réduire le résultat.
  • Si la valeur de marché a augmenté : aucune écriture de produit, la plus-value latente reste hors bilan et n'apparaît qu'en annexe le cas échéant.
  • Si une dépréciation antérieure est reprise parce que la valeur remonte : une reprise de provision peut être constatée, dans la limite du coût d'acquisition initial.

Cette asymétrie a une conséquence fiscale directe : l'impôt sur les sociétés ne porte que sur les plus-values réalisées lors d'une cession effective, jamais sur une simple valorisation de marché. C'est un point que confondent souvent les créateurs de SASU crypto lors de leur première clôture.

Provision perte cryptomonnaie : comment ça fonctionne ?

Une provision pour perte sur cryptomonnaie se comptabilise dès lors que la valeur de marché d'un cryptoactif est durablement inférieure à sa valeur d'acquisition, selon le principe de prudence qui impose d'anticiper les pertes probables. Cette dépréciation vient réduire le résultat imposable de l'exercice.

Deux situations sont à distinguer :

  • Baisse de valeur jugée temporaire : aucune obligation stricte de provisionner, mais une analyse documentée reste recommandée.
  • Baisse de valeur durable ou structurelle (projet abandonné, token illiquide, plateforme en faillite) : la dépréciation doit être constatée, avec une reprise possible si la situation s'améliore par la suite.

Pour un token devenu totalement illiquide ou une plateforme ayant fait faillite (l'actualité du secteur en a fourni plusieurs exemples ces dernières années), une dépréciation totale de la valeur comptable peut être justifiée. Documentez toujours la méthode de valorisation retenue et la source du cours utilisé (moyenne de plusieurs plateformes, cours de clôture d'exercice, etc.).


Comment déclarer ses comptes cryptomonnaie ?

Tout compte cryptomonnaie ouvert, détenu, utilisé ou clos auprès d'une plateforme étrangère doit être déclaré chaque année à l'administration fiscale française via le formulaire n°3916-bis, joint à la déclaration de revenus ou au régime fiscal de l'entreprise. Cette obligation s'applique aussi bien aux particuliers qu'aux dirigeants détenant des comptes à titre professionnel.

L'absence de déclaration expose à une amende par compte non déclaré, majorée si la valeur du compte dépasse un certain seuil (le montant exact et les seuils applicables évoluent : à vérifier avec votre expert-comptable au moment de votre déclaration en 2026). Cette obligation déclarative est distincte de l'imposition des plus-values : même un compte qui n'a généré aucune cession dans l'année doit être signalé s'il a été ouvert ou utilisé.

Comment le fisc surveille les cryptos ?

L'administration fiscale française surveille les transactions en cryptomonnaies via plusieurs canaux : les échanges automatiques d'informations avec les plateformes enregistrées auprès de l'AMF (statut PSAN), les recoupements bancaires lors de conversions en euros, et depuis peu le cadre européen DAC8 qui organise l'échange de données entre autorités fiscales des pays membres.

Les plateformes réglementées en France (PSAN) sont soumises à des obligations de vigilance et de transmission d'informations qui se renforcent chaque année. Concrètement, un virement inhabituel en provenance d'une plateforme crypto vers un compte bancaire personnel ou professionnel peut déclencher une demande de justificatifs de l'administration. C'est l'une des raisons pour lesquelles une comptabilité crypto rigoureuse, tenue en temps réel plutôt que reconstituée a posteriori, limite fortement le risque de redressement. Notre article sur comment éviter un redressement fiscal détaille les réflexes à adopter en amont.

SASU crypto monnaie : quel régime fiscal s'applique ?

Une SASU qui détient ou trade des cryptomonnaies est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) sur les plus-values réalisées lors des cessions, au taux normal ou réduit selon le résultat, comme pour toute autre activité de la société. Le statut de SASU n'ouvre droit à aucun régime fiscal crypto spécifique ou avantageux.

Plusieurs points méritent une attention particulière au moment de la création d'une SASU dédiée à une activité crypto :

  • Objet social : il doit mentionner explicitement l'activité (achat-revente d'actifs numériques, minage, conseil...) pour éviter toute ambiguïté avec l'administration ou la banque.
  • Compte bancaire professionnel : certaines banques traditionnelles restent frileuses face aux activités crypto ; un accompagnement dès la création facilite l'ouverture de compte.
  • Rémunération du dirigeant : les gains de la SASU restent dans la société tant qu'ils ne sont pas distribués (dividendes) ou versés en rémunération, avec une fiscalité personnelle distincte à anticiper.

Si vous envisagez de structurer une activité crypto en société, nos équipes accompagnent la création d'entreprise avec un choix de statut adapté à votre situation et à votre volume d'activité. Le choix entre SASU, EURL ou détention en nom propre a des conséquences fiscales et sociales très différentes qu'il vaut mieux arbitrer avant l'immatriculation, un sujet proche de celui abordé dans notre article sur l'arbitrage SCI ou nom propre pour l'immobilier, où la logique de structuration est comparable.

Comptabilisation investissement crypto monnaie : quel logiciel utiliser ?

Un logiciel de comptabilité crypto sert à agréger automatiquement les transactions de multiples plateformes et wallets, calculer les plus-values selon la méthode réglementaire (PMP, FIFO...) et générer les écritures comptables ou les documents fiscaux prêts à transmettre à l'expert-comptable.

Les outils spécialisés du marché (Koinly, Waltio, Blockpit, ou des solutions françaises dédiées) permettent de :

  • Importer automatiquement l'historique de transactions via API ou fichier CSV.
  • Calculer le prix de revient moyen pondéré (PMP), méthode généralement retenue pour valoriser les cessions.
  • Produire un rapport fiscal conforme aux obligations déclaratives françaises.

Ces outils ne remplacent pas l'expert-comptable, mais lui font gagner un temps considérable sur la collecte et la structuration des données. C'est particulièrement vrai pour les dirigeants qui multiplient les plateformes et les tokens, où la reconstitution manuelle des écritures devient rapidement ingérable.

CritèreDétention passive (trésorerie)Trading actif / activité pro
Compte comptableImmobilisation incorporelle (205)Stock ou compte dédié selon activité
ValorisationCoût historique, dépréciation si baisse durableCoût d'entrée, suivi de flux plus fréquent
Fiscalité des gainsImposée à la cession (IS ou IR selon structure)Imposée selon le régime BIC/IS de l'activité
Déclaration 3916-bisObligatoire chaque annéeObligatoire chaque année
Logiciel recommandéOptionnel, utile si multi-plateformesFortement recommandé
Risque de contrôleModéréPlus élevé (volumes, fréquence)

Cas concrets : trois profils face à la comptabilité crypto

Une SASU en création pour de l'achat-revente de tokens

Un dirigeant crée une SASU dont l'objet social couvre l'achat-revente de cryptoactifs à titre habituel. Dès la première clôture, les cryptoactifs sont enregistrés en immobilisations incorporelles au coût d'acquisition, avec une dépréciation constatée sur un token ayant perdu plus de 60 % de sa valeur en cours d'exercice. La déclaration 3916-bis est déposée pour les trois plateformes utilisées.

Un dirigeant de TPE qui détient du Bitcoin en trésorerie

Une TPE de services place une partie de sa trésorerie excédentaire en Bitcoin. À la clôture, l'expert-comptable documente la méthode de valorisation retenue en annexe et vérifie qu'aucune cession n'a eu lieu dans l'exercice, ce qui évite toute imposition sur la plus-value latente constatée sur le cours de fin d'année.

Un investisseur particulier qui multiplie les plateformes

Un particulier utilise quatre plateformes différentes pour ses investissements crypto, dont deux basées à l'étranger. Un logiciel spécialisé centralise l'historique et calcule le PMP par ligne de cession, ce qui simplifie la déclaration annuelle et sécurise la conformité vis-à-vis de l'obligation 3916-bis.

Bon à savoir

Ces situations sont des profils anonymisés, à titre pédagogique. Chaque dossier réel mérite une analyse individualisée avec votre expert-comptable, car les paramètres (structure juridique, volume, pays des plateformes) changent souvent l'approche à retenir.

Questions fréquentes

Comment comptabiliser les cryptomonnaies ?

Les cryptomonnaies détenues par une entreprise se comptabilisent généralement en immobilisations incorporelles, au coût d'acquisition, conformément au règlement ANC n°2020-05. Une dépréciation est constatée si la valeur de marché baisse durablement sous ce coût d'acquisition, tandis qu'une hausse de valeur ne donne lieu à aucune écriture tant que l'actif n'est pas cédé.

Comment le fisc surveille-t-il les cryptos ?

Le fisc français surveille les cryptoactifs via les échanges d'informations avec les plateformes enregistrées (PSAN), les recoupements bancaires lors des conversions en euros et le cadre européen DAC8 d'échange automatique entre administrations fiscales. Un virement inhabituel depuis une plateforme crypto peut déclencher une demande de justificatifs.

Quand utiliser le compte 522 pour la cryptomonnaie ?

Le compte 522 peut être utilisé par certains cabinets pour isoler des cryptoactifs très liquides assimilés à de la quasi-trésorerie, mais ce n'est pas une obligation du plan comptable général. La majorité des praticiens privilégient une immobilisation incorporelle (compte 205), conformément au règlement ANC 2020-05, à confirmer selon votre politique comptable.

Comment déclarer ses comptes cryptomonnaie ?

Tout compte détenu sur une plateforme étrangère doit être déclaré chaque année via le formulaire n°3916-bis, joint à la déclaration de revenus ou de résultat. L'absence de déclaration expose à une amende par compte non déclaré, même en l'absence de toute cession dans l'année.

Une plus-value latente sur crypto est-elle imposable ?

Non, une plus-value latente n'est pas imposable tant qu'elle n'est pas réalisée par une cession effective. Le principe de prudence comptable interdit d'enregistrer un gain non concrétisé, contrairement à une moins-value latente qui peut donner lieu à une provision.

Quelle différence entre détenir des cryptos en SASU ou en nom propre ?

En SASU, les plus-values de cession sont soumises à l'IS et restent dans la société tant qu'elles ne sont pas distribuées. En nom propre, les plus-values des particuliers sont en principe soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU), sous réserve de la qualification de l'activité (occasionnelle ou habituelle), à valider avec votre expert-comptable selon votre situation.

Un logiciel de comptabilité crypto est-il indispensable ?

Un logiciel spécialisé n'est pas une obligation légale, mais devient très utile dès que plusieurs plateformes ou wallets sont utilisés, car il automatise le calcul du prix de revient moyen pondéré et la production du rapport fiscal. Il facilite le travail de l'expert-comptable sans le remplacer sur la validation des écritures.

La comptabilité cryptomonnaie combine des règles comptables encore jeunes, une fiscalité qui évolue chaque année et des obligations déclaratives strictes. Entre le choix du compte comptable, la valorisation à la clôture et la déclaration des comptes détenus à l'étranger, une erreur de méthode peut coûter cher en cas de contrôle. Nos équipes accompagnent dirigeants, SASU et investisseurs sur nos expertises comptables dédiées aux actifs numériques, de la structuration initiale au suivi annuel. Si vous détenez ou envisagez de détenir des cryptoactifs à titre professionnel, le plus sûr est d'en parler avant votre prochaine clôture : prenez rendez-vous avec un expert-comptable pour sécuriser votre dossier. Pour aller plus loin sur des activités connexes, notre article sur le choix d'un comptable spécialisé crypto détaille les critères de sélection d'un cabinet adapté à ce type d'activité.